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PASEC-FAO :

Atelier national de formation à l’outil EX ACT du 9 au 11 Octobre à Dosso
Dosso a abrité du 9 au 11 octobre 2018 un atelier de formation des cadres du PASEC et des structures partenaires. Ella a porté sur l’outil EX ACT qui permet d’évaluer la contribution des projets de développement dans l’émission des Gaz à Effet de Serres (GES). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Directeur de Cabinet du Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Mahamadou Aoudi Diallo, Président du Comité National d’Orientation et de Pilotage du PASEC et du Secrétaire Général Adjoint du Gouvernorat de Dosso, M. Hambali Bouwé, Président du CRAP de Dosso.
Le Secrétaire Général Adjoint représentant le Gouverneur de Dosso a indiqué dans son allocution de bienvenue que EX ACT est un outil innovant de suivi-évaluation et de prise de décision. Il permet de mesurer l’impact des projets sur les émissions des Gaz à Effet de Serre (GES), la réduction de la vulnérabilité des personnes, des moyens de subsistance et des écosystèmes face aux changements climatiques. Hambali Bouwé a salué les efforts des plus hautes autorités de notre pays pour développer et promouvoir une Agriculture Intelligente face au Climat (AIC). La région de Dosso, poursuit-il fait face à de nombreux défis climatiques qui ont pour nom : irrégularité des pluies, dégradation du potentiel de production, baisse de la fertilité des sols, dégénérescence variétale, baisse de la production fourragère, recrudescence des épizooties, etc. C’est pourquoi les populations des 13 communes d’intervention du projet ont accueilli avec joie l’avènement du PASEC. Il a ensuite fait le bilan de l’intervention du PASEC dans la région de Dosso. Dans le domaine de la Gestion Durable des Terres (GDT) des Communes de Kiota et Soucoucoutane, le PASEC a investi 277 077 000 FCFA qui ont permis de réaliser 382 hectares de demi-lunes agricoles, 185 hectares de banquettes, 215 hectares de demi-lunes pastorales, 24 956 mètres linéaires de cordons pierreux, 580 hectares de Régénération Naturelle Assistée (RNA), distribution de semences améliorées par le système E-voucher, etc.
Dans son discours d’ouverture, le Directeur de Cabinet du Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a rappelé que l’outil EX ACT, développé par la FAO permet des estimations ex-ante de l’impact des projets de développement agricole et forestier sur les émissions des Gaz à Effets de Serre (GES) et la séquestration de carbone. Le bilan carbone, outil de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre permet également d’étudier la vulnérabilité d'une activité économique ou d'une collectivité, plus particulièrement sa dépendance aux énergies fossiles. Selon Mahamadou Aoudi Diallo, certes le secteur agricole est reconnu comme source majeure de gaz à effet de serre, mais son potentiel d’atténuation reste élevé et environ 2/3 du potentiel total se trouvent dans les pays en développement qui renferment 70 % du potentiel d’atténuation. C’est grâce à l’appui du Fonds des Nations Unies pour le Changement Climatique (FNUCC) et de certains Partenaires Techniques et Financiers dont l’IRD, la Banque Mondiale, le FIDA et la GIZ que des outils de calcul du carbone séquestré ont été conçus et traduits en applications informatisées. L’application EX ACT peut être étendue au niveau des programmes et à l'analyse des politiques. C’est pourquoi a conclu Mahamadou Aoudi Diallo la maitrise de cet outil s’avère particulièrement utile pour mener des évaluations du potentiel d'atténuation des gaz à effet de serre et la séquestration de carbone au niveau des différentes interventions du PASEC et contribuer à améliorer très sensiblement la productivité agricole et la résilience des populations aux chocs climatiques.
Notons que la formation composée d’une partie théorique et d’exercices pratiques a été dispensée par M. Anass Toudert, Analyste de l’Empreinte Carbone, Spécialiste EX-ACT à la Division de l’Economie du Développement Agricole, Département du Développement Economique et Sociale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) basée à Rome en Italie.

Composante 1

Composante 1 : Investissements pour la mise à l'échelle de l'Agriculture Intelligente face au Climat (68 millions de dollars)

Composante 2

Composante 2 : Pratiques innovantes et amélioration des services en faveur de l’agriculture intelligente face au climat (33 millions de dollars)

Composante 3

Composante 3 : Mécanisme de réaction rapide face à l’urgence (0 dollar)

Composante 4

Composante 4 : Coordination et gestion du projet (10 millions de dollars)

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